Tornheim

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Tornheim

Message par Néssa le Lun 13 Fév 2017 - 2:08

Le 10ème jour du dixième mois de l’an 36

C’est le début du voyage, Néssa l’elfe vagabonde, a bien envie de retrouver ses compagnons d’armes et son paladin. Il faut donc bien commencer par un lieu. Départ Dalaran, direction Tornheim, ce lieu enveloppé de brume, où l’atmosphère lourde et oppressante est presque omniprésente.

En arrivant à l’accostage de Noirsillage, ce que je vis n’avais rien d’un club de vacances, vous savez comme celui de Féralas, avec ses sources d’eau chaude, ses transats et tout le tintouin, loin de là.
Des tonneaux, des chariots et des cuves en verre, le tout rempli de peste, dans tous les coins. Petit conseil, si vous allez là-bas, faites attention où vous mettez vos bottes, un tonneau peut si vite être percé.

Cachant mon aversion, envers cette substance verdâtre, me voilà demandant à droite et à gauche des renseignements, je n’ai eu le droit qu’à des réponses style: Non, pourquoi vous demandez ça ? En quoi cela pourrait vous aider ?  Je n’en sais rien, allez voir plus loin, je suis occupé. Mais en fouillant un peu j’ai trouvé un navire accosté à la berge sur la proue le nom du navire « l’oubli. » Avec un nom pareil, faut faire fort pour l’oublier.

Le capitaine est sur la passerelle, je demande l’autorisation de monter à bord, afin de voir si je ne trouve pas des indices, me montrant le passage des Maestria ou des Alshar’. Mais Il me barre le passage. Pas de longues oreilles sur son navire, il parait que cela porte malheur.

J’admets qu’à ses paroles, j’ai failli lui dire qu’il avait raison, car avoir Salve-Serre a bord passant du blanc au vert, visiblement malade comme un chien, encore plus grognon et désagréable que d’habitude et le seigneur Aurenen, invoquant une boule de feu qui au lieu d’atteindre sa cible serait venue mettre le feu au navire. L’équipage de l’oubli ne serait pas arrivé vivant, remarquez ils sont déjà morts. Mais je crois m’égarer dans mes pensées.

Retour à l’aventure, j’ai eu l’impression et pas qu’une impression que ma vision répugnait le Capitaine et je reste polie en disant répugné, il agite sa main me demandant sans un mot de décamper de sa vue, d’aller voir en face s’il y était, me montrant une barque près de la rive.

Ce n’est pas le tout de désirer retrouver les siens, il me faut passer à l’action et me mettre en route pour rejoindre la barque. En regardant sur la rive, je vois des Worgens armés patrouiller, ils ont l’air sur les dents, je me demande bien pourquoi. J’ai dû rater un épisode comme à mon habitude. Je me renseignerais à l’occasion.
Il va me falloir un plan. Je me souviens d’un cours, les cinq points d’observations : évaluation des risques, repérage des lieux etc….mais est-ce que j’ai le temps d’effectuer un plan de bataille ? surement, mais j’avoue avoir juste hâte de sortir de cet endroit. Il va falloir que je fasse preuve de discrétion. Discrétion… mouais… c’est bien connu, c’est mon deuxième prénom…je ne sais pas pourquoi, mais je le sens mal, car moi discrète en armure de plate … je ressemble plus à un Mammouth laineux de la Toundra Boréenne dans une boutique de Gobelin, remplie de porcelaine… qu’a une furtive.

Je ne vais pas utiliser un tonneau de peste en camouflage, ce serait vraiment idiot et trop risqué, une balle explosive  ou un truc du genre afin de faire diversion, dommage que Liria, ne soit pas là. Solution: courir, surtout, ne pas se ramasser la tête par terre, sauter dans la barque sans la faire chavirer et ramer vite fait bien fait. C’est là où je me dis que les séances de rames sur le lac de Mulgore avec « Capitaine Plume » et « Lame » vont me servir. J’entends encore les paroles de Plume : « Rame bien en main, on synchronise les mouvements et souquez ferme matelot », me voilà partie à exécuter mon plan.

Concentration, je me protège quand même de mon bouclier, j’attends que la patrouille fasse demi-tour, et hop hop hop me voilà dans la barque. Elle tangue sous mon poids, je sens quelque chose tomber dans l’eau, mais ce n’est pas le moment de savoir de quoi il s’agit. Le temps que les Worgens réalisent ce qu’il se passe, je suis assez loin de la rive, ils ne pourront plus m'atteindre.

Il fait presque nuit, me voilà enfin sur l’autre rive. Un village, je vais pouvoir me reposer. Devant l’entrée je vois des ours de guerres montés par des guerrières, je demande poliment l’hospitalité, et une possibilité de passage, car c’est la seule route pour continuer mon chemin. 

En réponse j’ai le droit à : d’accord mais avant vous devrez défier en combat singulier Lafayla, une postulante Valkyras. Pourquoi ça me rappelle une certaine mission en Draenord, ou nous devions défier des Orcs afin de récupérer … je ne me souviens plus quoi d’ailleurs. Il Faudra que je demande à Urkia ou à Guz' si ils s’en souviennent.

Je regarde la Valkyras de ta tête au pied, la vache elle est grande. Bon ce n’est pas grave, plus c’est grand plus sa tombe de haut dirait Guz'. Je pose mon sac, ainsi que mon baudrier contenant mon épée, puis récupère ma hache, j’évalue le terrain, regarde les points faibles de l’armure de la postulante.
Lafayla me dit qu’elle va avoir l’honneur de me tuer…. Mais oui ma grande essaye toujours. Bon alors il faut que je vise d’abord ce qui est à ma portée, donc les genoux, comme ça elle sera à ma taille, et ensuite je l’assomme ou je la décapite au choix, vu qu’elle veut me tuer, je vais la décapiter, ils comprendront ainsi que je ne rigole pas.

Position d’attaque, je vise la jointure des jambières du tranchoir de ma hache, objectif atteint  Badaboum, elle n’a pas eu le temps de voir arriver le coup, elle met un genou au sol. La pauvrette, elle est visiblement déstabilisée, j’aurais presque de la peine pour elle, j’en profite pour lui donner un coup de bouclier sur la main tenant son épée, qu’elle lâche sous le choc. Elle lève son visage vers moi, me regarde d’un air suppliant, après tout pourquoi la tuer, elle est assez humiliée comme ça. Un bon coup de genou dans la tête, et un nez cassé un.

Toujours est-il que j’ai eu le droit à un bon repas, une couche douillette, et le droit de passage pour le lendemain, mais en faisant l’inventaire de mes effets, je venais de m’apercevoir, que qui été tombé dans l’eau n’était autre que ma gemme…


Dernière édition par Néssa le Mar 14 Fév 2017 - 19:22, édité 1 fois (Raison : Modif Titre)

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Re: Tornheim

Message par Néssa le Mar 14 Fév 2017 - 23:47

Le 13ème jour du Dixième mois de l’an 36.

Toujours en Tornheim. 

Tout au long de la route menant à je ne sais pas trop où, la brume avait obscurcir ma vision, d’un coup, elle se dégage, il y a des feuilles partout, couchées sur les cailloux, je me retrouve à l’orée d’un bois.

Première vison des dindes model réduit, elles ont l’air succulente, mais pas assez grasses pour être dégustées, dommage. Des Ours, j'imagine un steak au feu de bois, mais ils n’ont pas l’air de vouloir me les laisser approcher. Franchement, je n’ai pas envie de courir après eux, ou l’inverse.

Le vent fait craquer les branches d’un arbre immense, bien feuillu en plein milieux du bois, je regarde si aucuns obstacles n’entravent ma route, vu qu’il commence à pleuvoir, il fera un bon abri.

Je vais peut-être passer pour une folle, mais alors que je commençais à parler seule, rien que là c’est bon ma réputation est faite, mais pas grave donc je disais, que c’était une riche idée qu’il soit là, qu’il était grand, beau, et j’en passe et des meilleurs, c’est alors que l’arbre me répondre, il s’appelle Vydhar, que je suis actuellement dans un lieu appelé Runebois. Non promis je n’ai pas pris de feuille rêve, n’y aucunes substances hallucinogènes à la Tare’sha.

La stupéfaction se lit sur mon visage, je dois avoir une tête d’ahurie, mais après tout pourquoi pas. Il faudra que j’en parle à Linrielle, elle aura peut-être une explication. Nous débutons, une discussion. Je lui pose mes questions habituelles, à savoir s’il avait vu des personnes portant le même tabard que moi, ou une escouade style commando, passaient dans la forêt. La réponse cette fois est affirmative, il n’a vu personne correspondant à mes descriptions.
 
Dépitée, je le laisse me parle des Vrykuls qui peuplent la région, il commence à m’expliquer leur origine. Je ne fais aucun commentaire, le laissant parler, ayant un mauvais souvenir des Vrykuls du Norfendre. Il finit par me dire d’aller voir un certain Havi, ce dernier serait surement content d’avoir un peu de compagnie, qu’il aurait peut-être plus de renseignements que lui. Pour le trouver il faut que j’aille en direction de Valdisdall. 

Je ne peux pas demander à Vydhar de m’accompagner, n’y même de me montrer la direction, car pour cela il faudrait que ses racines puissent marcher, etc … Mais n’a rien d’un tréant de chez nous. J’espère juste qu’il y a des panneaux indicateurs sur la route. 
Je tire ma révérence en lui disant un simple au revoir, il me remercia de la conversation, et entama une chansonnette, afin de me donner du courage, pour ma marche, si ce n’est pas mignon….

Soyez bien convaincus Q Q Q, que la vie au grand air R R R, fortifie la jeunesse S S S, renforce la santé, Q R S T, maintenant qu'il n'pleut plus U U U, vous pouvez vous sauver V V V, le temps est au beau fixe X X X, plus besoin que je vous aide. U V et X et Z. 


La nuit commence à tomber, je trouve un abri au flanc de la montagne. Alors que je commence à faire un feu, afin d’éloigner les bêtes sauvages qui pourraient trainer dans le coin, j’aperçois quelqu’un sous couvert d’un arbre.
Alors comment expliquer, elle ressemble à une kaldorei, mais ce n’en ai pas une, je n’arrive pas à comprendre ce qu’elle me raconte, j’ai juste compris : Gloire à Elisandre… ache tora,  va savoir quoi… Je crois avoir interprété qu’elle appartenait à une lignée de couturiers réputée, qu’elle venait de Sura quelque chose, et je n’étais pas digne de lui parler… Je sens qu’on va être copine toute les deux.

Du coup, je continue d’établir mon micro campement. La laissant dans son coin. Une fois bien installée, je m’endors comme une Syaméïs, c’est-à-dire vite fait, bien fait. Me disant simplement que demain, j’irais voir cet Havi, sait-on jamais.

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Re: Tornheim

Message par Néssa le Mer 8 Mar 2017 - 22:25

15ème jour du dixième mois de l’an 36

Je ne sais si vous connaissez la chanson : un kilomètre en bottes, ça use, ça use …. Moi je la connais bien depuis que je suis arrivée ici. J’aimerais me transformer en Anyel, pour courir aussi vite que lui. C’est beau de rêver n’est-ce pas. Il va falloir que j’arrive à me trouver une monture. Bref, Vydhar a dit Valdisdall.

Il y a un embranchement et rien de signaler, nord, sud, est, ouest ? Il est de notoriété chez les Maestria que mon sens de l’orientation laisse à désirer, même si j’ai fait énormément d’effort depuis mon arrivée.
Direction ouest, on verra bien. Au bout de deux heures de marche environ, à l’horizon j’aperçois une espèce de forteresse, je reste un moment à étudier l’environnement. 
Curieusement, une certaine inquiétude vient m’étreindre, je ne saurais vraiment la définir. Tout ce que je peux dire c’est que ça empeste la Gangremagie.
N’ayant pas encore perdue la raison, je préfère rebrousser chemin, vu la pestilence, je me doute que la légion est dans le coin. Je veux bien botter le postérieur d’un ou deux diablotins, trancher la tête d’un ou deux gros méchant puant le Fel. Mais non, prudence est mère de sûreté.

Donc demi-tour, retour à l’embranchement, je file cette fois à l’est. J’arrive après une heure de marche devant un bivouac, visiblement assez cossu, et des vrykuls…  Sérieusement des Vrykuls, il ne manquait plus que ça. J’aimerais être une souris, ou avoir une cape d’invisibilité à cet instant, je sens des frissons me parcourir les bras, rien qu’à les voir, les souvenirs du Norfendre commencent à affluer dans mon esprit. 
Je ne vais pas rester figée comme une potiche. Donc quand faut y aller, faut y aller, j’avance doucement, la main sur le pommeau de mon épée, prête à dégainer sait-on jamais. Après inspection, ils ne ressemblent pas à ceux du Norfendre, je pousse un soupir de soulagement. Le tour du campement est rapide, il y a une auberge vétuste certes, mais elle a le mérite exister, il y a aussi un forgeron, un maitre de vol. Levant la tête, je me renseigne auprès d’une plantureuse Vrykul sur ce fameux Havi.

Il parait que je suis passée devant, je pose mon sac dans l’auberge avant d’aller le voir. Je ne sais pas comment j’ai pu le rater car il est grand, très grand. Même Salve-serre du haut de ses deux mètres, doit lui arriver à la taille et il a l’air vieux, très vieux, il doit avoir dépassé l’âge du Seigneur Aurenen.

Je me présente, mais avant que je ne commence à lui poser une question, Il me dit que bien des épreuves m’attendent, qu’il doit d’abord s’assurer de ma force. Blablabla, blablabla. Bon d’accord, mais il veut quoi exactement ? J’aimerais bien lui demander des renseignements moi. Il parait que la bonne éducation, se veut de laisser les personnes âgées parler, en les écoutant poliment, et patiemment. Ce que je fais. 
Il m’explique que son ragoût n’est pas terminé, ses vieux os refusent d’acheminer les ingrédients jusqu’au sommet de la colline. J’avais raison, le Directeur doit être un jeunot contrairement ce Vrikul, car lui au moins ne se plaint pas de ses os.

Mais revenons à notre géant. En gros il veut que je lui fasse la popote. Étonnée, je lève le sourcil droit, que je ne lisse pas, je le précise au cas où. 
Il m’a pris pour tata MICHI ou Yueqin et leurs repas gargantuesques ? Après réflexion pourquoi pas, le temps que ça mijote, je vais peut-être pouvoir avoir mes renseignements.
Il me demande de rajouter des racines, des crabes et des céréales, la mixture ne me dit rien qui vaille, mais cela doit être consistant. Tout en rajoutant les ingrédients dans l'énorme marmite, je commence à lui demander ….. Vous savez quoi, je ne vais pas rabâcher ma requête. La réponse est négative, je commence à croire que les Maestria et les Alshar’ ne sont jamais venus ici. 

Curieuse, je demande à Havi quel est le nom de cette forteresse et ce qu’il s’y passe exactement.
Il m’apprend que ce sont Les salles des Valeureux, d’après ses dires, le roi vrykul Skovald veut s’emparer de l’égide d’Aggramar pour assouvir les desseins de la Légion.

Après avoir écouté Havi, la nuit étant tombée, je prends le bol de … bouillie, je ne sais pas quel nom donner à cette mixture, qu’il me tend, puis file vers l’auberge. Il me conseil d’aller voir un Archimage du nom de Kreimhold, plus loin sur la route, peut-être que ce dernier pourra me renseigner sur mes amis. 

Je crois que cela attendra demain.

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